10-07-09:
Hamdi Kasraoui, le gardien du Racing Club de Lens,a évoqué pour la Voix des Sports com. son
arrivée en Artois. S'il se prépare à être le remplaçant de Vedran Runje, le Tunisien annonce également la couleur : il va tout faire pour
gagner sa place.Voici l'intégralité de l'entretien accordé au site français.
Hamdi Kasraoui, comment vous sentez-vous après ces premiers jours passés à Lens ?
« Cela
fait déjà trois ans que je connais la Gaillette pour y avoir séjourné
en stage avec la sélection tunisienne. Je suis véritablement
impressionné par l'organisation du club, son service administratif y
compris. Les joueurs se sont, en outre, montrés très sympathiques à mon
égard. Cela m'a beaucoup aidé concernant mon intégration dans ce
groupe. Et puis, c'est vrai, le fait de parler français a facilité les
choses. »
Pourquoi avoir décidé de quitter l'Espérance de Tunis ?
« Depuis que je suis tout petit, je me suis fixé trois objectifs. Le
premier était de joueur un jour dans ce grand club qu'est l'Espérance.
Le deuxième était de porter le maillot de l'équipe nationale
tunisienne. Le troisième était de tenter ma chance en Europe. Les deux
premiers ont été atteints. Il manquait le troisième. A 26 ans,
j'estimais qu'il était temps de passer le cap. C'est un âge encore
jeune pour un gardien et j'espère que je vais encore progresser. Je
viens à Lens pour cela. »
Vous risquez d'être remplaçant. Comment vivez-vous ce statut ?
« Lens,
c'était une énorme opportunité. J'ai entendu, ça et là, des gens dire :
« Oui, mais Kasraoui sera deuxième gardien ». Je ne vois pas les choses
comme cela. Lens aura la chance de bénéficier des services de deux
gardiens professionnels qui seront internationaux. Personne ne peut
garantir d'avoir une place de titulaire dans le foot d'aujourd'hui. Je
suis venu avec une mentalité de travailleur. Il n'y a que l'abnégation
qui paiera. La concurrence sera bénéfique pour nous deux. Vedran Runje
est un grand gardien. Il a une grande expérience et cela ne peut
m'apporter que du bien. Après, c'est le terrain qui parlera. »
Vous n'avez pas choisi la facilité en venant à Lens. C'était aussi une volonté de se jauger rapidement en Europe ?
« On peut toujours choisir la facilité dans la vie. Mais,
personnellement, j'avais besoin d'un vrai défi. Celui-là en est un.
Seules les difficultés vous permettent de vous améliorer. Cela va me
faire du bien. Je le répète : je viens pour tout donner à
l'entraînement. Après, il y a un entraîneur des gardiens, Michel
Ettorre, et un coach qui prendront leur décision. »
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