Sang neuf dans la commission d’arbitrage avec la venue de l’ex-international Marsois abdessalem Chemam, décision de compter en majorité absolue sur des arbitres Tunisiens, de sanctionner les arbitres et de s’éloigner de l’influence externe sur le secteur de l’arbitrage.
Jusqu'à présent, on sent qu’il a une ligne conductrice qui a conduit à une nette amélioration…
Mais les lignes directrices de cette commission et ses décisions de sanctionner les arbitres fautifs ne semblent pas plaire à certaines personnes dont certains de nos confrères journalistes...
Abdelssalem Chemam nous répond à travers Infosfoot.
Votre décision de sanctionner les arbitres a surpris quelques personnes ...
J’étais étonné par les réactions de certaines personnes, d’ailleurs je veux dire que nous n’avons pas sanctionné les 3 arbitres internationaux en question (Sadaallha, Harzi, Jedidi) mais, après les fautes qu’ils ont commises nous préférons les mettre au repos..
Est-ce que vous pensez que le fait que les arbitres fautifs ne soient pas sanctionnés dans le passé a lésé l’amélioration de l’arbitrage dans notre pays ?
Certainement, l’arbitre qui commet des fautes et qui n’est jamais sanctionné profite à l’arbitrage... Nous devons passer le message aux arbitres pour qu’ils soient contrôlés au peigne fin.
D’ailleurs nous avons créé une sous-commission de suivi pour convoquer les arbitres fautifs et leur montrer leurs fautes…
Pensez vous que la presse sportive a une part de responsabilité dans ce qui se passe ?
Certainement, certains de vos confrères doivent laisser leurs intérêts personnels avec certains arbitres et doivent oublier l’amitié avec eux, nous sommes tous là pour l’intérêt du football tunisien.
Il n’y a pas de raison pour défendre un arbitre fautif car cela ne fait que nuire à son avenir et à sa progression… La presse a une lourde responsabilité qu’elle doit assurer, car nous aussi nous avons besoin de sérénité pour travailler sachant que nous sommes des bénévoles et que les responsables qui nous ont nommés nous ont accordé une confiance pour faire évoluer l’arbitrage dans notre pays.
Est-ce que vous allez renoncer à l’arbitrage étranger ou est ce qu’on va lui revenir dès le match de cette semaine entre le CSS et l’étoile ?
Pas du tout nous n’avons pas renoncé à cette ligne de conduite, nous ne ferons appel à des étrangers qu’en des cas très spéciaux, d’ailleurs il n’y aura pas d’arbitre étranger pour CSS- ESS, et l’arbitre sera Tunisien et je me déplacerai moi-même à Sfax pour lui donner confiance et le contrôler en même temps.
On vous a proposé un salaire pour la présidence de la commission d’arbitrage mais vous l’avez refusé … pourquoi ?
Comme je vous l’ai dit, je suis un bénévole qui aime le football, je suis un retraité aisé et je n’ai pas besoin d’un salaire … Je ferai tout mon possible pour aller de l’avant avec l’arbitrage tunisien qui a besoin de sérénité, de confiance mais également de discipline et de rigueur pour progresser.
|