On n’exagère en rien en disant que monsieur Moncef Khamekhem, le vice-président du CSS chargé des jeunes, fait parti des responsables qui se caractérisent par une rareté ultime parmi les dirigeants des clubs tunisiens, africains et même arabes.
C’est un homme sérieux muni d’un sens grave de l’effort. Il croit en la force du travail, notamment basique sur les jeunes talents. Homme d’affaires que le succès guette, ce grand monsieur est aussi un philosophe du sport : aussi pragmatique que passionné, il maîtrise son petit monde et le détient avec des mains de velours.
C’est qu’entre le CSS et lui, c’est une grande histoire d’amour avant tout ! Théoricien et visionnaire en ce qui concerne ce club, il ne lésine guère sur les moyens pour offrir le meilleur aux «noir et blanc» qui coulent dans ses veines. Inutile de vous traduire en chiffres les sommes qu’il dépense -de ses propres bourses- pour subventionner des projets susceptibles de supporter les jeunes sportifs dans leur ascension.
Infosfoot : On sait très bien que vous investissez beaucoup d’argent et un temps précieux pour former les jeunes. Pourquoi faites vous cela ?
Moncef Khamekhem : Celui qui veut du bien pour son pays, doit œuvrer pour le hisser aux premiers rangs quel qu’il soit son domaine ou son rôle dans la société. Je ne crois pas qu’il y est une motivation plus noble pour m’encourager dans mon élan et dans mes efforts. Grace à dieu, on a tout pour y arriver mais il reste le plus important : c’est la foi en les fustiges du travail. Il suffirait qu’on adopte la mentalité du professionnalisme et qu’on fasse honneur à nos promesses envers les joueurs, les techniciens et le cadre médical.
Infosfoot : Mais d’après ce qu’on a pu remarquer en observant l’activité des jeunes, les stades font défaut à Sfax ?
M.K : Ce qui est certain, c’est que le CSS est un leader en tout ce qui se rapporte à la formation des jeunes sportifs. Cependant, les terrains, les stades et les différents équipements nécessaires n’abondent pas. Ceci s’explique par un laisser aller de la part de la municipalité car ça fait partie de ses contributions.
A vrai dire, nos conditions de travail sont très difficiles : les joueurs s’entrainent parfois dans des surfaces complètement obscure et manquant des substances les plus élémentaires tel est le cas du stade 2 Mars à Sidi Mansour. Là où d’autres terrains ne sont plus aptes à accueillir les séances d’entrainement, le nouveau complexe de la route de l’aéroport n’est toujours pas équipé !
Infosfoot : Est-ce que vous pensez que les chances de réussite pour le club sfaxien au niveau national et africain sont grandes ?
M.K : Tous les signes et tout ce qu’on détient d’éléments importants et créateurs affirment nos ambitions.
Il faut dire qu’on a la chance de travailler dans une ambiance sereine et commode ce qui nous permettra de réaliser l’impossible. Avec l’aide de dieu, on en aura surement une grande portée sur le plan aussi bien national que continental.
Infosfoot : Il y a ceux qui disent que vous êtes le sponsor numéro un pour ce club et que vous vous préparez par conséquent à la présidence du CSS. Que pensez-vous de cela et comment se présentent vos rapports avec monsieur Slaheddine Zahaf ?
M.K : Sincèrement, peu importe ceux avec qui je travaille, tout ce qui me préoccupe, c’est l’intérêt collectif et particulièrement celui des jeunes.
Je porte en effet toute mon attention dans la formation d’une nouvelle génération à profit de l’équipe et du pays.
Tout ce que je fais, c’est un travail de recherche en fouinant de nouveaux talents dans d’autres clubs et de subventionner leurs recrutements. Je n’aspire point à la présidence du CSS et mes relations demeurent bonnes avec tout le monde. Avec monsieur Slaheddine Zahaf le respect est réciproque.
On a cultivé en commun notre amour pour ce club et l’égard qu’on porte pour ses couleurs. Dans ce cadre, nous faisons de notre mieux afin de trouver les solutions adéquates aux problèmes qui se posent.
Infosfoot : Qu’elle est votre position par rapport aux écarts d’arbitrage qui se transforment en un véritable phénomène ravageant nos terrains de jeux ?
M.K : Loin d’être une spécificité tunisienne, les problèmes d’arbitrage subsistent dans le monde entier. Toutefois, certains détiennent la solution… le conseil que je donne souvent à mes joueurs est d’affronter non seulement l’adversaire, mais aussi les décisions de l’arbitre ! Si on marque un but et que l’arbitre le refuse, il faut réagir en marquant un autre en dépit des injustices qu’il peut y avoir.
C’est comme ça que se construit la mentalité du conquérant.
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Morched Smaoui |
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