La solidité du bloc sang et or a fait la différence

 
L’Espérance sportive de Tunis s’est qualifiée logiquement pour les demi-finales de la ligue des champions d’Afrique en dominant à l’usure vendredi, au stade olympique de Sousse, une stérile équipe de l’Etoile sportive du Sahel, sur le score de 1 but à zéro, inscrit en fin de rencontre.
 
La première manche disputée au stade olympique de Radès s’était soldée par une victoire également de l’Espérance ST (2-1).
 
Abordant le match avec le même schéma tactique (4-2-3-1), les deux équipes sont d’emblée entrées dans le vif du sujet.
 
Le jeu s’est principalement concentré dans le milieu de terrain espérantiste où la domination revenait à l’ES Sahel avec une possession de balle moyenne de 64 pc.
 
Cette domination a semblé fléchir après que l’Etoile ait perdu son ailier gauche Zied Boughattas à la 12e minute, sorti sur blessure et remplacé par Saddam Ben Aziza. Les plans de l’entraineur étoilé Chiheb Ellil se sont contrariés davantage quelques minutes plus tard avec la sortie aussi de Maher Hannachi touché à la tête sur un bolide en pleine figure ! de Chammam qui aurait pu causer plus de dégâts, et remplacé par Iheb Msakni.
 
L’Espérance, quant à elle, contrainte de gérer le forcing offensif de l’Etoile a misé sur les contre attaques et il a fallu attendre la 21e minute pour voir la première vraie occasion sur un contre mené par Youssef Blaili.
 
La première mi-temps s’est soldée finalement par un nul malgré la domination de l’Etoile et les deux minutes de temps additionnel décidées par l’arbitre sud-africain Victor Gomes.
 
Pénalisé par les deux changements sur blessures de Boughattas et Hannachi, Ellili a gardé à la reprise les mêmes joueurs qui ont opté pour le pressing très haut dans la zone adverse.
 
La formation étoilée, forte de l’avantage du terrain et du public, a réussi à mettre l’espérance en danger et s’est procurée plusieurs occasions sans parvenir à les concrétiser.
 
Elle maintenait sa domination territoriale, bien stérile toutefois malgré l’entrée en jeu de Yassine Chikhaoui à la 73e à la place de Firas Belarbi pour donner davantage de poids à l’attaque.
 
Du côté espérantiste, après une deuxième contre-attaque menée par Blaili à la 51e après un dégagement du gardien Rami Jeridi sur une balle arrêtée et récupérée par les défenseurs de l’Etoile, la formation sang et or a opté pour la prudence, préférant contrer les offensives de l’Etoile.
 
A la 71e minute, Ben Yahia opte pour Heythem jouini à la place de Khenissi, pour donner plus de fraicheur à l’attaque espérantiste, avant que Mejri ne fasse son entrée en jeu à la 80e pour rééquilibrer le jeu.
 
Les choix tactiques de Ben Yahia ont fini par payer quand, sur un contre, Jouini et Mejri sèment deux défenseurs, permettant ainsi à Fousseny Coulibaly de prendre en défaut la défense, avant de se présenter seul devant le gardien Krir et de pousser le ballon au fond des filets à la 87e, inscrivant le but libératoire de l’Espérance synonyme de qualification.
 
L’Espérance ST déroche ainsi une qualification bien méritée au vu des deux confrontations et affrontera en demi-finale le club congolais Primeiro de Agosto (RD Congo), tombeur du TP Mazembé dans l’autre quart de finale de la compétition, après avoir été tenu en échec (1-1) par son homologue angolais, en match retour, joué vendredi à Lubumbashi.