Gianni Merlo: Les médias sociaux doivent être exploités et bien utilisés, non pas abusés

Gianni Merlo, président de l’Association Internationale de la Presse Sportive a adressé hier une lettre aux journalistes sportifs à l’occasion de la journée internationale de la presse sportive:

  Au cours des dernières années, notre profession a connu une crise d’identité et nous sommes encore incapables de voir clairement la fin du tunnel envahi par les nouvelles technologies. Ceux qui ont créé cette liberté artificielle, l’internet, savaient exactement en vers quelle direction partirait-elle, et certainement pas vers la liberté totale.

Les gourous des médias sociaux sont considérés des hommes ayant une «vision» qui consiste à manipuler la réalité, mais au lieu d’être considérés comme des héros, il faut utiliser ce qu’ils ont produit avec prudence.

Aujourd’hui, le journalisme est à la portée des pirates informatiques et des fausses nouvelles. Les présidents « gazouillent », les gens lisent moins et sont de plus en plus distraits et croient toutes sortes de nouvelles.

Le sport a connu le pire de la société numérique. Pour cela, nous devons réagir et rapporter ce monde si proche des jeunes à une dimension plus humaine. C’est une bataille culturelle, mais elle est nécessaire ; nous devons utiliser les médias sociaux d’une manière appropriée. Ce n’est pas facile bien sûr, mais nous n’avons pas d’alternatives si nous souhaitons sauver notre dignité et notre métier.

Le journalisme a été la cible sur différents fronts, dont un très récent, celui de la situation au Golfe, où les raisons politiques ont entraîné à la demande de fermeture de chaînes de télévision. Si cette demande est satisfaite, d’autres réclameront l’application des mêmes sanctions dans d’autres pays dans l’avenir. Cette aversion envers la liberté d’informations est très contagieuse et le monde du sport est fragile. Nous devons nous protéger et rejeter la dérive réactionnaire, qui pourrait mettre sport et son industrie à la portée des malveillants.

Le journalisme n’est pas mort comme certains l’avaient espéré, mais il est blessé et c’est à nous de lui rendre la vraie vie.

Il est encore beaucoup plus digne d’être journaliste qu’un pirate informatique.

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