Maghrebi: « Benzarti a balancé une glacière »

La Fédération tunisienne (FTF) a mis en avant les écarts de comportement de Faouzi Benzarti pour justifier son limogeage surprise du poste de sélectionneur samedi alors que la qualification pour la CAN 2019 était en poche.
La nouvelle a fait l’effet d’un coup de tonnerre samedi. Après seulement 3 mois en poste et malgré un bilan quasi-parfait avec 3 victoires en 3 matchs et une qualification pour la CAN 2019 en poche, le sélectionneur de la Tunisie, Faouzi Benzarti, a été limogé. Incompréhensible au premier abord, cette décision a suscité beaucoup de rumeurs sur les causes du licenciement. Sur le plateau de l’émission Dimanche Sport, le porte-parole de la Fédération tunisienne (FTF), Hamed Maghrebi, a donné selon lui les raisons qui ont poussé l’instance à se séparer du technicien.

« Il a promis à Wadii Al Jari (le président de la FTF) de se montrer plus souple que d’habitude avec les joueurs mais il a été fidèle à sa réputation et a continué avec les insultes », a souligné le membre fédéral. « Il a balancé une glacière, insulté les joueurs et leur criait dessus régulièrement. J’ai demandé une enquête quand j’ai appris que l’ambiance du vestiaire n’était plus comme avant. Nous avons construit un groupe et nous voudrions le protéger. Il se demande pourquoi il n’a jamais eu sa chance avec la sélection ? Il devrait comprendre tout seul. »

Benzarti a également dépassé les bornes avec ses dirigeants, toujours d’après Maghrebi. « Nous voulions nous réunir avec lui avant d’annoncer son départ mais le membre fédéral, Hichem Ben Omrane, a reçu un message plein d’insultes de la part du fils de Faouzi. Nous avons alors décidé d’officialiser son limogeage dans la foulée. (…) Je ne m’attendais pas à ce qu’il insulte indirectement le bureau fédéral. C’est ce dernier qui a tenu à ce qu’il soit nommé à la tête de la sélection malgré l’hésitation du président de la FTF. Je ne peux pas évaluer Benzarti mais il y a des techniciens qui sont proches de la Fédération qui donnent leurs avis. »
Bien sûr, Benzarti donne une toute autre version des faits, et rappelle que faute d’arguments, la FTF balance cette histoire des difficultés de communication pour tenter de masquer les ingérences du président de la fédération dans les affaires de son sélectionneur.
D’ailleurs, la quasi totalité du public sportif a pris fait et cause pour Benzarti qui jouit d’une cote de popularité que lui envient les responsables de la FTF, Al Jarie en tête.
A huit mois de la CAN, voilà donc de nouveau les Aigles de Carthage en quête d’un sélectionneur.