Rien ne vas plus entre la ministre des sports et le président de la FTF

Il est évident que les relations entre la ministre de la Jeunesse et des Sports, Majdouline Cherni et le président de la Fédération Tunisienne de Football Wadï El Jarry se sont détériorées d’une façon remarquable depuis des mois. Provocations, accusations mutuelles et déclarations incendiaires via des médias interposés sont devenues les caractéristiques de cette relation surprenante.

Du côté du ministère, on ne cesse de parler du mécontentement de la ministre des positions de Wadï El Jarry et de sa gestion de la FTF. Alors que du côté de la fédération, l’on ne cesse d’accuser la ministre de vouloir de s’ingérer dans les affaires de cette instance. Tout en bloquant tous les projets mutuels contre la construction de l’hôtel de la FTF et en refusant toute forme de collaboration. Cette guerre froide vient de connaître un nouveau rebondissement dans la soirée du jeudi 16 août avec la publication par la FTF d’un nouveau communiqué dans lequel elle accuse la ministre de ne pas respecter la loi et de vouloir s’ingérer dans les affaires de la Fédération.

Cette affaire a éclaté après la décision surprenante, du ministère d’imprimer 120 tickets ou invitations d’entrée aux stades pour chaque match du championnat et chaque match international. Décision qui a fortement déplu à la FTF qui l’a considéré comme un dépassement des lois nationales et internationales. Le communiqué qui a alimenté la polémique a ajouté : « Il s’agit d’une ingérence directe dans les affaires des structures et des clubs sportifs. A ce propos la FTF exprime son étonnement de ce comportement illégal et reproche à la ministre son intérêt aux futilités outre son ingérence dans les différentes actions des structures sportives. Nous reprochons également à la ministre sa négligence des grands problèmes du football Tunisien qui relève pourtant de ses prérogatives, à l’instar de l’infrastructure, le financement des clubs qui ne cesse de baisser depuis sa nomination à la tête du ministère, la législation sportive qui n’a pas évolué depuis 23 ans et qui ne répond plus aux exigences de notre époque… »

Face à ces accusations mutuelles, il est grand temps de calmer le jeu et de trouver des solutions pour une meilleure collaboration entre le ministère et la FTF pour l’intérêt du football Tunisien.

H.B.M