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Le sport endeuillé suite au décès de Hachemi Razgallah
C’est avec une profonde tristesse que la famille du handball tunisien a appris le décès de Hachemi Razgallah, ancien international et ex-entraîneur national. Figure emblématique du sport tunisien, il laisse derrière lui un riche héritage tant sur les terrains qu’en dehors, marqué par son engagement, sa rigueur et sa passion pour le handball. Il entame sa carrière sportive comme gardien de but en football au sein du Club africain puis à Al Hilal de Tunis avant de passer au handball en 1962 au sein du Club sportif des cheminots, où ses aptitudes techniques et son sens du but lui permettent d’être sélectionné en équipe nationale espoirs en 1963 puis de rejoindre l’équipe de Tunisie l’année suivante. Attirant l’attention des grands clubs, il rejoint en 1964 les rangs de l’Association sportive des PTT qui est alors l’une des meilleures équipes du pays. Il fait partie de la sélection pour le championnat du monde de 1967, lors duquel il est le meilleur buteur de l’équipe de Tunisie avec huit buts sur les 23 marqués, malgré sa constitution physique moyenne : 1,72 m pour un poids de 72 kilos L’année suivante, il part en Allemagne et joue en seconde division pour l’Olympia Köln (de) et l’OSC Rheinhausen (de) dont Il contribue à l’accession en première division en 1973. Obtenant son diplôme d’entraîneur, il prend en charge des sections de jeunes et des sélections féminines. Il est ainsi le premier handballeur tunisien ayant joué et entraîné en Allemagne[2]. Il signe aussi à l’Espérance sportive de Tunis (EST) avec laquelle il participe aux matchs les plus importants (demi-finale et finale de la coupe et matchs contre le Club africain). En 1974, il rentre en Tunisie et prend en main l’équipe juniors de l’EST parallèlement à son activité de joueur, avant de prendre en charge les seniors en 1976-1977. En 1979, il est nommé à la tête de l’équipe nationale. Mais si les débuts sont prometteurs, avec le titre du championnat d’Afrique en 1979, la fin est décevante avec l’échec du championnat d’Afrique de 1981 à Tunis, ce qui engendre le gel de l’équipe. Il obtient une autre chance dix ans après et entraîne plusieurs clubs, avant de s’installer dans les pays du Conseil de coopération du Golfe, notamment en Arabie saoudite et au Qatar, où son travail est apprécié et sa compétence reconnue. Handballeur 1962-1964 : Club sportif des cheminots 1964-1967 : Association sportive des PTT 1967-1969 : Olympia Köln (de) 1969-1974 : OSC Rheinhausen (de) 1974-1977 : Espérance sportive de Tunis Entraîneur 1971-1974 : Équipes de jeunes et féminines en Allemagne 1974-1976 : Espérance sportive de Tunis (juniors) 1976-1978 : Espérance sportive de Tunis 1978-1980 : Association sportive d’Hammamet fév. 1979-juillet 1981 : Équipe de Tunisie 1982 : Espérance sportive de Tunis 1984-1985 : Espérance sportive de Tunis 1985-1991 : Entraîneur dans les pays du Conseil de coopération du Golfe déc. 1991-fév. 1994 : Équipe de Tunisie 1994-1995 : Club sportif de Hammam Lif 1995-1996 : Association sportive d’Hammamet 1996-1997 : Club sportif de Hammam Lif Après 1997 : Retour dans les pays du Golfe Palmarès Joueur Vainqueur du championnat de Tunisie : 1975, 1976, 1977 Vainqueur de la coupe de Tunisie : 1974, 1975, 1976, 1977 Vainqueur du championnat arabe des clubs champions : 1976 Entraîneur Ce palmarès ne tient pas compte des titres obtenus dans les pays du Golfe : Médaille d’or Coupe de Palestine en 1992 Médaille d’or Championnat d’Afrique des nations : 1979 Médaille d’argent Championnat d’Afrique des nations : 1992 Médaille de bronze Jeux panarabes : 1992 Médaille de bronze Championnat d’Afrique des nations : 1981 Championnat de Tunisie : 1977, 1978, 1985 Coupe de Tunisie : 1977, 1978, 1985 Championnat arabe des clubs champions : 1976, 1977
